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S.D.F.

De la burle aux alizés en téléchargement libre

Saltimbanques Des Flots

Le tourisme à Cuba.

Avec l’embargo américain, le tourisme devrait être une manne , une aubaine pour les cubains.
Cette arrivée de CUC les intéresse mais les gêne également. Le touriste idéal est , en fait, celui qui arrive à l’aéroport, qui paye ses taxes sans rechigner (25 CUC pour l’entrée, 25 CUC pour la sortie) , se rend avec le car touristique dans l’hôtel de l’Etat.
Ce touriste parfait consomme un maximum, visite ce que l’Etat veut bien lui montrer, mange dans les restaurants, achète ses cigares à la fabrique et repart les poches vides et le cœur léger.
Celui-ci fait le bonheur du cubain « CUC ». Les chauffeurs de taxi se l’arrachent, les serveurs se délectent de ses pourboires, les cubaines le gratifient de leurs plus jolis sourires. Ces cubains commencent à comprendre l’économie de marché mais, en faisant sans cesse grimper les prix, scient un peu plus chaque jour, la branche qui les porte. D’autant plus que ces cubains « CUC » font naître dans le pays des inégalités sociales qui ne correspondent pas aux mentalités communistes.

Mais les navigateurs n’appartiennent pas à cette catégorie-là. Ils arrivent en bateau, on ne sait ni où ni quand, ils voyagent au gré du vent et de leurs envies, dans un pays où tout doit être consigné dans des fichiers.
De plus, ils possèdent des trésors: VHF, téléphones cellulaire et satellite, BLU et GPS. Certains bateaux se sont vus mettre leurs équipements sous scellés.
En effet, chaque jour, des cubains essaient de quitter le pays pour rejoindre la Floride ou les Keys en embarquant comme ils le peuvent.
Les touristes marins sont donc une source de danger sans précédant pour ces pauvres douaniers qui n’ont pourtant à surveiller leurs frontières que dans un seul sens! Personne ne cherche à rentrer à Cuba, surtout clandestinement!

Comble de malchance, ces touristes essaient de vivre en pésos , prennent les bus locaux dans la plus parfaite illégalité (0,2O pesos) achètent les fruits au marché en pésos et les cigares au marché noir (20 fois moins chers), discutent avec la population locale.
Dans le Sud de Cuba, aux jardins de la Reine, nous n’avons pas croisé de bateau.
Au Nord, les marinas construites par les américains se délabrent et n’accueillent que très peu de bateaux et nous croyons que les cubains préfèrent le vide à l’imprévisible.

Au fait, si un de mes enfants ou mon beau-frère préféré vous offre un cigare, oubliez tout ce que je vous ait dit!