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S.D.F.

De la burle aux alizés en téléchargement libre

Saltimbanques Des Flots

Balade à l’intérieur du pays.

Toujours avec notre ami Pierre, nous visitons l’intérieur du pays. De nombreuses heures de route sont nécessaires à la visite de différents sites mais le jeu en vaut la chandelle et nous découvrons des paysages grandioses et d’impensables décors.

Arrivés à Valencia, nous prenons la route de Caracas et nous nous rendons au village de la Colonie Tobar, situé à une soixantaine de kilomètres à l’Ouest de la capitale.
Nous découvrons une cité  pittoresque, avec  l’architecture et l’urbanisme d’un village alpin allemand. C’est un morceau de Forêt Noire, avec des palmiers et une température tropicale.
Un groupe de quatre-vingt familles allemandes s’y est implanté en 1840 et leurs descendants perpétuent les traditions allemandes, au beau milieu de cet environnement vénézuélien.

Nous visiterons également la ville de Mérida, où le froid nous surprend un peu, et ce sont des paysages de haute montagne qui s’offrent à nous le long du trajet. Le col franchi se trouve à une altitude de 3000 mètres environ et la température est de 10°C !

Notre séjour se prolonge ensuite dans les « llanos », plaines s’étendant de la Cordillère des Andes jusqu’au delta de l’Orénoque. Elles sont situées dans le centre occidental du pays, près de la ville de Mantacal.
Nous logeons dans un campement au confort rudimentaire, nous dormons dans des hamacs, mangeons de la viande de  « chiquires », rongeurs de soixante kilos, et des piranhas, avec les doigts, bien sûr !
Un tour  en barque ainsi qu’une promenade sur le toit d’un véhicule tout- terrain nous permettent de découvrir une faune et une flore exceptionnelles. Des milliers d’oiseaux, flamants, hérons, ibis écarlates, spatules rosées, canards et rapaces s’envolent à notre approche. Nous observons des fourmiliers, des caïmans, des buffles d’eau.  Nos guides, véritables cowboys, gardiens de troupeaux réputés pour leur bravoure et leur rudesse, attrapent des caïmans et des anacondas, pieds nus dans les marais inondés.

Le retour en bus jusqu’au bateau durera une quinzaine d’heures et nous aurons droit à un contrôle de douane assez musclé. Tous les voyageurs doivent descendre du car, récupérer leurs  bagages en soute, se ranger, hommes et femmes séparés, en file indienne. Les bagages sont fouillés, les passeports vérifiés et les douaniers zélés demandent à certains voyageurs de quitter leurs  chaussures qui sont examinées avec soin ! Evidement, il ne nous est pas permis de photographier !

Nous n’avons eu aucun problème de sécurité, nous avons été très prudents mais le danger est forcément plus réel dans les grandes  villes, et sur les côtes, là où, hélas, le trafic de drogue est omniprésent.