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S.D.F.

De la burle aux alizés en téléchargement libre

Saltimbanques Des Flots

Le 14 août 2009

Les vacances de l’été 2009 s’achèvent.
Après une croisière familiale et très sportive, nous nous apprêtons à rendre le catamaran de location et à passer notre dernière journée au Marin.
Patrick profite de ce temps libre pour rendre visite à deux vendeurs de voiliers ayant pignon sur rue dans ce port de Martinique que nous connaissons déjà depuis plusieurs années.
Le premier vendeur, Dominique (tiens encore un) nous emmène visiter un Belize 43 version propriétaire. Je suis toute guillerette surtout qu’à ma grande joie, le bateau est au ponton et je ne vais même pas me ridiculiser en sautant dans une annexe.
Mais le ridicule ne me quitte jamais très longtemps et j’aperçois de suite une soucoupe de croquettes pour chats ! Malheur ! je suis allergique pire, j’ai la phobie totale des chats et voilà ce moment attendu avec joie déjà complètement gâché.
Heureusement,les propriétaires sont très compréhensifs ; ils ont, chez l'une de leur connaissance, une personne aux réactions similaires.

Dans ces cas-là, de toute façon, il n’y a pour moi que 2 catégories de personnes :
-Les gens ont ou connaissent quelqu’un qui a une phobie : ils sont alors très gentils et surtout efficaces (Merci à tous mes hôtes qui ont enfermé leur chat dans la salle de bains ou dans les toilettes le temps d’un dîner);
-Les gens ne comprennent pas et s’évertuent à dire « oui mais le mien n’est pas méchant, on dirait une peluche » et libèrent dans la demi-heure l’ennemi qui, évidemment, se jette sur moi.
Mais revenons à notre visite !
Vous ne le croirez pas, les propriétaires appartiennent au clan des gentils et emprisonnent le chat dans une cale du cockpit. Ouf sauvée ! Un peu tendue certes, mais confiante (merci Madame la phobique de la famille), je continue la visite avec Patrick et le marchand. Patrick se renferme un peu, c’est bon signe, rentre la tête dans les épaules, le bateau lui plaît, mais il ne le dira pas.
Quant à moi, je suis sur un petit nuage. Bien sûr, un grand sourire illumine mon visage car je suis assez démonstrative, au grand désespoir de mon mari. Patrick fait de plus en plus le grognon ! Je l’aime de plus en plus ! Voilà même qu’il me fait les gros yeux afin de que cessent, de toute urgence, mes exclamations d’enthousiasme.
Encore un peu et il m’envoie déjeuner avec le reste de la troupe.
Après la visite, je rejoins la famille attablée au restaurant et Franck veut m’apprendre à faire la tête et m’oblige à penser à quelque chose de triste.
En vain, ce n’est pas pour aujourd’hui. Les négociations vont donc se poursuivre sans moi, heureusement pour les finances.
Suite à très bientôt.